Bienvenue sur le site de l'AFCALE, Association Fabricants Couleurs Art Loisir Enseignement
Préhistoire/Antiquité
La nature dans laquelle nous vivons foisonne de couleurs. Le ciel, la terre, l'eau, le feu sont colorés.
L'homme, qui aime ces perceptions, a de tout temps cherché à les reproduire dans son environnement.
Quoi de plus normal puisque la couleur est fille de la lumière, elle-même source de toute vie sur terre.
Trouver des matériaux capable de générer la couleur d'une manière durable dans notre décor quotidien
est un défi que n'ont cessé de relever les hommes depuis la préhistoire.
Moyen-âge
Le Moyen-âge voit sa palette de couleurs s'enrichir considérablement.
Aux matériaux hérités de l'Antiquité viennent progressivement s'ajouter, puis se substituer, de nombreux pigments et colorants.
L'utilisation de nouveaux supports mieux adaptés pour l'Art va largement stimuler la quête de nouvelles couleurs.
De la Renaissance au siècle des lumières
Les peintres qui brillèrent du Moyen-Age au XVIIème siècle n'utilisaient que des pigments naturels pour leurs tableaux, et peu de ces couleurs tenaient à la lumière. La plupart des couleurs qu'on trouve dans la nature ne supportent pas la lumière et fanent. Certaines purent tout de même être utilisées. C'est ainsi qu'on a vu apparaître de magnifiques icônes qu'on peut admirer dans tout le monde orthodoxe.
L'amélioration du niveau de vie au 16ème siècle suscite une forte augmentation de la demande en matières colorantes. Le progrès des sciences et des techniques aux 17ème et 18ème siècles diversifient la gamme des pigments et colorants dont les quantités traités augmentent considérablement du fait des perfectionnements des manufacturiers.
XIXe siècle : l'arrivée des colorants artificiels
En 1856, un jeune chimiste, William Henry Perkin (1838-1907) essaya de synthétiser la quinine pour combattre le paludisme qui touchait les troupes anglaises stationnées en Inde. Ces essais l'amenèrent à oxyder un dérivé de l'aniline, l'allyltoluidine. Il obtint un précipité rouge-brun qui n'avait rien à voir avec la quinine mais qui éveilla la curiosité du chimiste.
ll venait de découvrir un colorant de bonne qualité pour les textiles, qu'il appela pourpre d'aniline, ou mauvéine. Il venait d'inventer le premier colorant synthétique utilisable par l'industrie.
L'Allemagne pris le relais et développa une très importante industrie de chimie organique et synthétisa différents colorants (garance, indigo...)
En 1864, Eugène Chevreul publia Des couleurs et de leurs applications aux arts industriels, livre dans lequel il répertoria 14400 tonalités chromatiques des colorants naturels ou artificiels (aniline, mauvéine, alizarine, fuchsine, méthylène).
Au XIXème siècle les impressionnistes profitent des pigments de synthèse. Ils apprécient ces pigments nouveaux issus de la chimie moderne, qui donnent des couleurs éclatantes.
Pour préparer les pâtes colorées avec lesquelles ils vont peindre, les artistes se fournissaient en matière première chez l'épicier - droguiste, puis l'apothicaire (pigmentarius).
Le terme " pigmenta " désignant en latin médiéval aussi bien les épices (il en reste " piment ") que les drogues médicinales et les matières colorantes.
Dans les ateliers, les apprentis préparaient manuellement les matériaux colorés suivant des recettes d'atelier éprouvées, perfectionnées et jalousement gardées secrètes. L'opération essentielle est alors le broyage.
Formulation
Selon la nature du liant utilisé et la consistance finale, on obtiendra :
Liant Consistance Peinture
Huile végétale (lin, oeillette, noix) Epaisse Huile
Gomme arabique Fluide Encre égyptienne
Gomme arabique Epaisse Aquarelle en tube
Gomme arabique Solide Aquarelle en godet
Dextrine Fluide Gouache
Colle de peau Fluide Encre de chine
// Mettre des liens entre chaque liant et les rubriques correspondantes dans la partie matières //
Broyage
Il a trois buts. D'abord, obtenir à partir d'un pigment en pierre la poudre de granulométrie souhaitée. Ensuite enrober chaque grain d'une couche de liant, aidant sa dispersion et assurant son adhésion. Enfin, disperser mécaniquement le pigment dans le reste du liant de façon à obtenir une pâte homogène, et de la consistance voulue.
Vers le 3e millénaire